Sans eux, la France s’arrête
Un jeune homme abattu à Trappes parce qu’il était noir. Des étudiants roués de coups devant leur fac. Des militants d’ultradroite qui chargent des cortèges sous le regard de la police. Et, en toile de fond, un même refrain : les immigrés coûteraient trop cher à la France. Pendant ce temps, le pays emprunte plus cher que l’Italie. Les chiffres publics racontent une tout autre histoire.

Trappes, un vendredi matin
Il avait 26 ans. Pengo Bossio Wangi, Français originaire de République démocratique du Congo, a été abattu le vendredi 23 octobre 2026 par un automobiliste qui sillonnait Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Sept autres personnes ont été blessées, dont plusieurs d’origine africaine ou maghrébine. L’une d’elles a été hospitalisée en urgence absolue.
Le tireur, Kévin T., 39 ans, a été mis en examen le 29 octobre par un juge antiterroriste pour assassinat et tentatives d’assassinats, avec la circonstance aggravante de racisme. Devant les enquêteurs, il a reconnu avoir visé des personnes qu’il percevait comme musulmanes, africaines ou nord-africaines. Il dit avoir choisi Trappes parce qu’il y voyait un repaire d’islamistes, et juge son geste légitime1.
Dans son appartement de Plaisir, piégé, les enquêteurs ont découvert des éléments d’armes, un exemplaire de Mein Kampf et des centaines d’autocollants qu’il avait dessinés lui-même. Trente d’entre eux proclamaient son soutien au Rassemblement national. Aucun lien organisationnel avec le parti n’est établi. Mais pour l’avocat d’un homme touché de deux balles aux jambes, le RN lui a fourni une « munition idéologique ».
La France avait déjà connu cela. Fin mai 2025, à Puget-sur-Argens, dans le Var, Hichem Miraoui, coiffeur tunisien, tombait sous les balles de son voisin. Le ministre de l’Intérieur de l’époque y avait vu « clairement un crime raciste »2.
À Lille, le 14 octobre, Paul, 19 ans, venait rejoindre le blocus de son école, devant l’Université catholique. Il n’a pas eu le temps de comprendre : un coup de pied en pleine poitrine, puis d’autres. « J’ai une trace de semelle sur le front », raconte l’étudiant. L’agression a été revendiquée par La Cocarde lilloise et Génération Zemmour, et le parquet a ouvert une enquête pour violences en réunion. À Paris, les 9 et 13 octobre, plusieurs dizaines d’individus s’en sont pris aux étudiants qui bloquaient l’université Panthéon-Assas, jetant des bouteilles sur eux. Selon StreetPress, ils appartiennent à un groupe héritier du GUD, dissous en 20243.
Le 24 octobre, jour de mobilisation contre la vie chère, la scène se répète dans plus d’une dizaine de villes. Mediapart a recueilli la colère de maires qui s’interrogent sur la passivité des forces de l’ordre4. À Rouen, des images de Blast montrent des manifestants frappés par des identitaires : quand la police arrive, ce sont les manifestants qu’elle contrôle, tandis que leurs agresseurs repartent libres. À Nancy, des vidéos montrent un groupe d’ultradroite cagoulé charger le cortège, puis se replier derrière un cordon de gendarmes mobiles qui avancent ensuite vers les manifestants. Le parquet a ouvert deux enquêtes, dont l’une est confiée à la cellule déontologique de la police. À Nice, la préfecture parle d’une centaine de militants d’ultradroite masqués, et onze suspects liés à cette mouvance sont placés en garde à vue5.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, dément toute protection policière. Son ministère reconnaît pourtant que ces militants « n’ont pas systématiquement été interpellés »6, et le ministre a demandé aux préfets concernés de saisir la justice. Les syndicats policiers assurent que la police ne prend pas parti. Une collusion organisée reste à démontrer. L’impunité, elle, se voit à l’image.
Derrière ces coups, un même récit tourne en boucle : les immigrés et leurs enfants coûteraient trop cher et prendraient sans rien donner. Ce récit, les chiffres publics permettent de le vérifier.
« Ils nous coûtent une fortune » : le grand mensonge comptable
La phrase revient partout, au comptoir comme sur les plateaux de télévision. Selon un sondage Ifop de 2024, près des trois quarts des Français en sont convaincus. Pourtant, les économistes qui mesurent ce que les immigrés versent à l’État et ce qu’ils en reçoivent arrivent tous à la même conclusion : leur effet sur les finances publiques est proche de zéro.
Un porte-avions ne coûte pas un euro de plus parce qu’un maçon malien vit à Montreuil.
L’étude de référence en France a suivi trente ans de comptes publics, de 1979 à 2011. Les économistes Xavier Chojnicki, Lionel Ragot et Ndeye-Penda Sokhna y montrent que la contribution nette des immigrés a toujours oscillé entre -0,5 % et +0,05 % du PIB, et qu’elle n’a jamais déterminé l’ampleur du déficit7. La dernière estimation, pour 2017, tombe à -0,1 % du PIB, soit environ 2,4 milliards d’euros : un montant du même ordre que la marge d’erreur de ce type de calcul8.
L’OCDE, qui a comparé 25 pays, aboutit au même résultat. En France, entre 2006 et 2018, les immigrés ont rapporté aux caisses publiques l’équivalent de 1,02 % du PIB par an. Le solde ne devient négatif (-0,85 %) que si l’on met à leur charge une part des dépenses de l’armée, de la recherche ou du fonctionnement de l’État9. Ces dépenses existeraient de toute façon : un porte-avions ne coûte pas un euro de plus parce qu’un maçon malien vit à Montreuil.
D’où viennent alors les chiffres vertigineux brandis à l’Assemblée et sur les réseaux sociaux ? Pour Xavier Chojnicki, de choix de calcul discutables : compter comme immigrés des enfants nés en France, donc français, ou attribuer arbitrairement à l’immigration une part de la délinquance. Et surtout, oublier l’essentiel : les immigrés sont massivement âgés de 25 à 54 ans, l’âge où l’on travaille et où l’on cotise le plus.
Ceux qui ouvrent la France avant l’aube
Avant que les bureaux n’ouvrent, quelqu’un les a nettoyés. Avant que les personnes âgées ne prennent leur petit-déjeuner, quelqu’un est passé les lever et les laver. Avant que le restaurant ne serve son premier client, quelqu’un a épluché les légumes en cuisine. Ce quelqu’un, très souvent, est né de l’autre côté de la Méditerranée ou du Sahara.
Les immigrés représentent environ un travailleur sur dix en France. Mais selon le ministère du Travail, ils occupent près de 39 % des emplois de maison, 28 % des postes d’agents de sécurité, 27 % des emplois d’ouvriers non qualifiés du gros œuvre et 22 % des postes de cuisiniers10.
En Île-de-France, la dépendance est totale. Plus de six aides à domicile et employés de maison sur dix sont immigrés, comme près d’un agent d’entretien sur deux11. Au printemps 2020, ceux qu’on applaudissait aux fenêtres pendant le confinement étaient, dans la région, pour près d’un tiers des immigrés. Le CEPII relève que certains métiers essentiels en dépendent fortement, jusqu’aux médecins hospitaliers12.
Ces métiers sont durs, mal payés, souvent décalés. Beaucoup de ceux qui les exercent sont diplômés et n’ont jamais pu faire valoir leurs compétences. Ils ne volent le travail de personne : ils tiennent des postes que le pays ne parvient plus à pourvoir autrement.
Une France sans eux
Sur les réseaux sociaux, le mot s’est banalisé : « remigration ». Derrière lui, une idée simple, renvoyer les étrangers « chez eux ». Qui partirait vraiment ? En 2025, selon l’Insee, 6,3 millions d’étrangers vivent en France, soit 9,1 % de la population. Un million d’entre eux sont nés ici. Les immigrés, eux, sont 8 millions, dont 2,6 millions sont déjà devenus français13.
La « remigration » ne renverrait pas des étrangers : elle séparerait des mères de leurs enfants.
Le premier choc serait démographique. En 2025, la France a compté 645 000 naissances pour 651 000 décès. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le pays meurt plus qu’il ne naît, et sa population ne progresse plus que grâce à l’immigration14. Sans elle, la France rétrécit dès aujourd’hui.
Le deuxième choc toucherait les retraites. Les hommes immigrés sont actifs à 80 %, davantage que les non-immigrés (78 %). Leur départ viderait les classes d’âge qui cotisent, dans un pays où plus d’une personne sur cinq a déjà 65 ans ou plus.
Le troisième choc serait intime. 7,5 millions de personnes vivant en France sont enfants d’immigrés. Un tiers des moins de 60 ans a au moins un parent ou un grand-parent né à l’étranger, et près d’un enfant de moins de 5 ans sur quatre a un parent immigré. La « remigration » ne renverrait pas des étrangers : elle séparerait des mères de leurs enfants, des grands-parents de leurs petits-enfants, au sein de familles françaises.
Et si l’Afrique renvoyait les Français ?
Le projet a un revers que ses promoteurs n’évoquent jamais : la réciprocité. Si la France chasse les Africains et les Arabes, qu’est-ce qui empêcherait Rabat, Dakar ou Abou Dhabi de lui rendre la pareille ?
Fin 2025, environ 340 000 Français sont inscrits auprès des consulats en Afrique et dans les pays arabes, hors Israël. L’inscription étant facultative, le chiffre réel est bien plus élevé. Le ministère estime à 2,5 à 3,2 millions le nombre de Français vivant à l’étranger, pour 1,78 million d’inscrits15. Appliqué à ces régions, ce ratio porte leur nombre entre 470 000 et 600 000 personnes, enfants compris. Le Maroc en accueille à lui seul 58 016 inscrits, les Émirats arabes unis 33 438.
Ces Français sont des cadres, des ingénieurs, des commerciaux, des chefs d’entreprise. Ce sont eux qui vendent le made in France sur place. Et c’est précisément là que la France gagne de l’argent.
En 2025, la France a accusé un déficit commercial de 69,2 milliards d’euros16. Le Proche et Moyen-Orient fait figure d’exception : c’est l’une des rares régions avec lesquelles elle reste excédentaire, avec un record historique de 11,4 milliards d’euros. Quelque 13 700 entreprises françaises y ont exporté cette année-là17.
Les Émirats sont devenus en 2025 le deuxième excédent commercial de la France dans le monde : 8,5 milliards d’euros, presque le double de l’année précédente18. En Afrique, le Sénégal (978 millions d’euros) et l’Égypte (637 millions) sont ses deux premiers excédents19. Le Maroc est son premier client africain : la France y a vendu 7,4 milliards d’euros de marchandises en 202420, et plus de 1 100 filiales françaises y sont implantées, dont la quasi-totalité du CAC 40.
Avec le continent africain pris dans son ensemble, la France achète plus qu’elle ne vend : un déficit de 6,5 milliards d’euros en 2024. Autrement dit, l’Afrique est aussi un fournisseur dont l’économie française ne peut pas se passer.
Pour la France, la facture serait double. Elle perdrait les marchés qui compensent une partie de son déficit, au moment même où sa dette bat des records. Et elle verrait revenir des centaines de milliers de ressortissants sans emploi, dans un pays où le chômage touche déjà 7 % des actifs non immigrés. Ironie de l’histoire : une grande partie des Français du Maghreb sont binationaux, exactement le profil que la « remigration » prétend chasser.
La dette, ce dont on ne parle pas
Pendant que les plateaux débattent des étrangers, les comptes de la France s’enfoncent. Fin juin 2026, la dette publique atteignait 119,1 % du PIB, en hausse de 3,7 points en un an. Seules la Grèce (140,8 %) et l’Italie (139,9 %) font pire dans l’Union européenne. L’Espagne, longtemps montrée du doigt, est à 101,4 %21.
Les marchés, eux, ont déjà tranché. Le 21 octobre 2026, la France a emprunté à dix ans à 5,01 %, du jamais-vu depuis 2002. Elle paie désormais nettement plus cher que l’Italie (4,57 %) et l’Espagne (4,07 %), ces pays que l’on présentait il y a peu comme les maillons faibles de la zone euro22. L’agence Moody’s, qui place la note française sous perspective négative, s’apprêtait à la réexaminer.
Les ordres de grandeur parlent d’eux-mêmes. En 2025, le déficit public atteignait 5,1 % du PIB, selon l’Insee23. Le solde budgétaire de l’immigration est estimé à -0,1 % du PIB : cinquante fois moins. Même en retenant l’hypothèse la plus sévère de l’OCDE, il pèserait six fois moins que le déficit. Chasser des millions de travailleurs ne comblerait pas ce gouffre. Cela priverait un pays vieillissant de ceux qui cotisent.
Un débat sous influence
Comment un sujet qui pèse 0,1 % du PIB a-t-il fini par occuper plus de place que la dette dans le débat public ? Une partie de la réponse se trouve dans le paysage médiatique français.
Le 15 juin 2026, l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, a mis en demeure CNews, chaîne du groupe de Vincent Bolloré. Après avoir visionné 168 heures de ses principales émissions, l’autorité a constaté la domination d’un même courant de pensée sur la sécurité, la guerre en Ukraine, l’immigration et l’islam. Son président, Martin Ajdari, a relevé une forte convergence des points de vue sur les grands thèmes traités24. La chaîne conteste ces griefs.
Ce n’est pas un faux pas isolé. Selon un décompte du Monde, CNews a reçu au moins 61 mises en garde ou sanctions depuis sa reprise par le groupe Bolloré en 2017, ce qui en fait la chaîne la plus sanctionnée du pays25. Le même industriel contrôle Europe 1, le JDD et le JDNews26.
Rien de clandestin là-dedans : la ligne est revendiquée, et chaque chaîne reste libre de ses sujets. Mais quatre médias nationaux obéissent au même actionnaire. Et le régulateur a constaté, noir sur blanc, que sur l’immigration une seule voix couvrait toutes les autres.
Françafrique : l’autre facture
On reproche aux Africains de France ce qu’ils coûteraient. On parle beaucoup moins de ce que la France a tiré de l’Afrique, ni des pouvoirs qu’elle y a protégés ou renversés.
Les archives sont pourtant claires. Au lendemain de l’indépendance du Cameroun, l’armée française a appuyé le président Ahidjo contre les maquis de l’Union des populations du Cameroun. En 1964, au Gabon, elle a rapidement remis Léon M’ba au pouvoir après un putsch. En 1979, les opérations Caban et Barracuda ont fait tomber l’empereur Bokassa en Centrafrique27. Les accords de défense signés au moment des indépendances autorisaient Paris à intervenir pour la « défense intérieure » de ses alliés : autrement dit, à protéger des régimes amis contre leur propre population.
Au Rwanda, la commission d’historiens présidée par Vincent Duclert a rendu ses conclusions le 26 mars 2021. Elle a écarté la complicité au sens juridique, mais établi des « responsabilités lourdes et accablantes » de la France, qui a soutenu jusqu’au bout un régime raciste malgré les alertes. Le génocide des Tutsi a fait entre 800 000 et un million de morts en 199428.
Reste le franc CFA. Pendant des décennies, les banques centrales de la zone franc ont dû déposer la moitié de leurs réserves de change sur un compte du Trésor français, en échange d’une garantie de convertibilité. L’Afrique de l’Ouest s’en est libérée avec la réforme de 2019-2020. La zone CEMAC, en Afrique centrale, y est toujours soumise29. Ces dépôts sont rémunérés, et l’on ne peut parler de vol au sens strict. Mais six États souverains logent encore la moitié de leurs devises chez leur ancien colonisateur : c’est une question de souveraineté, pas de comptabilité.
La colonisation, une mémoire qui sort enfin des archives
Pendant plus de soixante ans, le mot « guerre » est resté absent du discours officiel français sur le Cameroun. Il a fallu attendre janvier 2025 et le rapport d’une commission de quatorze historiens français et camerounais, présidée par Karine Ramondy. Plus de mille pages, fondées sur des archives déclassifiées et des témoignages. Elles décrivent une véritable guerre de décolonisation entre 1945 et 1971, des camps de regroupement, l’usage de munitions incendiaires, et un bilan qui se compte « plus probablement » en dizaines de milliers de morts30.
Le 12 août 2025, une lettre d’Emmanuel Macron à Paul Biya est rendue publique. Le président français y reconnaît que les autorités coloniales et l’armée française ont exercé des violences répressives de multiples natures, et que la guerre s’est prolongée après l’indépendance de 1960 avec l’appui de Paris31.
La colonisation a aussi vidé l’Afrique d’une partie de sa mémoire. En 2018, l’historienne Bénédicte Savoy et l’économiste sénégalais Felwine Sarr ont recensé au moins 90 000 objets d’Afrique subsaharienne dans les collections publiques françaises. Le seul musée du Quai Branly en conserve 70 000, dont 46 000 arrivés entre 1885 et 1960. Parmi eux, un masque de la région de Ségou, au Mali, acheté 7 francs en 1931, « l’équivalent d’une douzaine d’œufs »32. À ce jour, les restitutions restent rares, votées une à une.
Ce que répondent leurs adversaires
Les partisans d’une politique migratoire plus dure ne manquent pas d’arguments, et certains reposent sur des faits réels.
Ils avancent d’abord des chiffres de coût bien plus élevés. L’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID), think tank classé à droite, évalue en 2025 le coût de l’immigration à 3,4 % du PIB, soit environ 100 milliards d’euros par an. Le député RN Jordan Guitton l’a repris dans l’hémicycle33. La Fondation Jean-Jaurès, proche du Parti socialiste, conteste la méthode : l’OID appliquerait d’anciens ratios au PIB actuel et élargirait la population étudiée bien au-delà des seuls immigrés34.
Ils pointent ensuite des écarts d’emploi bien réels. Le chômage frappe 12 à 13 % des immigrés, contre 7 % des non-immigrés. Seules 54 % des femmes immigrées occupent un emploi, contre 69 % des autres femmes. Parmi les immigrés arrivés d’Afrique en 2024, un quart seulement travaillait peu après son arrivée, un autre quart étant étudiant13. Les uns y voient la preuve d’un échec de l’intégration et des discriminations à l’embauche, les autres un argument pour réduire les arrivées.
Ils rappellent encore que, même pour les chercheurs, le solde budgétaire de l’immigration reste légèrement négatif dès que l’on répartit toutes les dépenses collectives. Sur l’histoire, enfin, ils soulignent que la commission Duclert a écarté la complicité de génocide au sens juridique, et que le franc CFA a apporté aux pays de la zone une inflation faible et une stabilité monétaire que leurs voisins leur envient.
Ces désaccords relèvent du débat démocratique. On peut vouloir plus ou moins d’immigration, défendre ou combattre le franc CFA, lire différemment l’histoire coloniale. Mais aucun de ces arguments ne justifie qu’on tire sur des passants à Trappes ou qu’on frappe un étudiant au visage à Lille. Pengo Bossio Wangi avait 26 ans. Il était français.
Autres sources consultées
- Classe Export, investissements français au Maroc, d’après la DG Trésor
- Ambassade de France au Maroc, relations économiques
Notes
-
AFP via Boursorama, « Attentat raciste dans les Yvelines : l’assaillant mis en examen », 29 octobre 2026 ↩
-
franceinfo, « Attentat raciste à Puget-sur-Argens : ce que l’on sait du meurtre de Hichem Miraoui », 3 juin 2025 ; AFP via France 24, « Tunisien tué dans le Var : un crime “sans doute aussi antimusulman”, dit Retailleau », 3 juin 2025 ↩
-
L’Étudiant, « Dans des facs habituellement peu mobilisées, les blocus perturbés par l’extrême droite », 16 octobre 2026 ↩
-
ICI Lorraine, « Groupe d’ultradroite le 24 octobre à Nancy, le parquet ouvre une enquête et saisit la cellule déontologique de la police », 27 octobre 2026 ; France 3 Grand Est, « Manifestation du 24 octobre : deux enquêtes ouvertes après les actions controversées d’un groupe d’ultradroite à Nancy », 27 octobre 2026 ; franceinfo, « Nice, Montpellier, Rouen... Plusieurs responsables politiques dénoncent des violences de l’ultradroite », 25 octobre 2026 ↩
-
Observatoire des inégalités ; Dares, « Quels sont les métiers des immigrés ? » ↩
-
Insee, L’essentiel sur les immigrés et les étrangers, juin 2026 ↩ ↩2
-
Insee Première n° 2087, Bilan démographique 2025 ; blog de l’Insee ↩
-
Toute l’Europe, dette publique des États de l’UE, d’après Eurostat ↩
-
AFP via France 24, taux d’emprunt à dix ans, 21 octobre 2026 ↩
-
AFP via France 24, mise en demeure de CNews par l’Arcom, 15 juin 2026 ↩
-
Ifri, Thierry Vircoulon, La relation militaire franco-africaine, 2024 ↩
-
Mediapart, Fabrice Arfi, sur le rapport Duclert, 26 mars 2021 ↩
-
SenePlus, d’après Le Monde, sur le rapport de la commission Cameroun ↩
-
Journal du Cameroun, lettre d’Emmanuel Macron, août 2025 ; Brut ↩
-
Fondation Jean-Jaurès, « Le coût de l’immigration en France » ↩


