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MRE : cette erreur au moment d'acheter au Maroc peut bloquer le rapatriement de votre argent

·3 min de lecture
MRE : cette erreur au moment d'acheter au Maroc peut bloquer le rapatriement de votre argent
© LesMRE

Un étranger ou MRE investissant au Maroc ne peut rapatrier le fruit de la revente que si l'achat a été financé en devises. L'Office des changes impose une traçabilité bancaire dès le financement, sans quoi le transfert est bloqué. Selon l'article 171 de l'Instruction des changes.

MRE : cette erreur au moment d'acheter au Maroc peut bloquer le rapatriement de votre argent

Un étranger ou un MRE qui investit au Maroc peut librement rapatrier le produit d'une revente, à une condition décisive : prouver que l'opération a été financée en devises. L'article 171 de l'Instruction générale des opérations de change 2026 garantit le transfert des revenus d'un investissement ainsi que du produit de sa cession ou de sa liquidation, à condition que celui-ci ait été financé en devises. Le dispositif concerne les étrangers résidant ou non au Maroc ainsi que les Marocains résidant à l'étranger. Il couvre notamment la création d'une entreprise, l'acquisition de parts sociales, les prêts à une société, les dépôts à terme, mais aussi l'achat d'un bien immobilier et les travaux réalisés sur celui-ci, détaille l'Office des changes.

L'erreur peut consister à financer l'acquisition depuis un compte ordinaire en dirhams, à faire transiter les fonds sans conserver leur traçabilité ou à payer sans que la banque puisse rattacher les devises reçues à l'investissement. Dans ce cas, le bien reste évidemment la propriété de l'acheteur, mais le produit de sa revente ne bénéficie plus nécessairement de la liberté de transfert.

Les personnes physiques étrangères, qu'elles résident ou non au Maroc, ainsi que les MRE peuvent éviter cette difficulté en ouvrant un compte en devises ou en dirhams convertibles. Selon l'article 228 publié par l'Office des changes, ces comptes peuvent recevoir des virements venant de l'étranger et être utilisés pour effectuer des règlements au Maroc ou à destination de l'étranger. La précaution essentielle doit être prise dès le financement de l'opération. Les fonds destinés à l'achat d'un logement ou à un autre investissement doivent arriver de l'étranger par le circuit bancaire, avec des justificatifs permettant de relier le transfert au paiement réalisé.

L'Office des changes indique qu'un étranger non-résident peut placer le produit de la vente sur un « compte convertible à terme ». L'argent est alors transférable en quatre fractions égales de 25 % : la première immédiatement, puis les trois autres à chaque date anniversaire. Cette solution n'est toutefois pas ouverte aux étrangers résidant au Maroc ni aux MRE. Pour ces derniers, les sommes issues d'un investissement ne bénéficiant pas du régime de convertibilité doivent alors être déposées sur un compte ordinaire en dirhams et ne sont pas librement transférables à l'étranger.

L'argent n'est donc ni confisqué ni inutilisable : son propriétaire peut le dépenser ou le réinvestir au Maroc. C'est sa sortie du territoire qui devient difficile, faute de garantie automatique de conversion et de transfert.

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